Aide et FAQ
Quelles sont les toxines mentionnées dans les bulletins ?
Les biotoxines marines (ou phycotoxines ou encore toxines d’algues) sont des toxines produites par quelques espèces phytoplanctoniques dans le milieu marin. Elles peuvent être toxiques pour la faune ou la flore marines, ou bien pour les consommateurs de produits de la mer. Dans ce dernier cas, l’intoxication est le plus souvent la conséquence d’une accumulation de ces toxines dans les coquillages qui se nourrissent de phytoplancton. C’est le cas des mollusques bivalves filtreurs tels que les moules, les pectinidés, les palourdes et les huîtres…
Les toxines réglementées au niveau européen (règlement (CE) n° 853/2004 - annexe III, section VII, chapitre V, appartiennent à trois grandes familles de phycotoxines :
- Les toxines lipophiles incluant les toxines diarrhéiques (DSP – Diarrheic Shellfish Poisonning), produites notamment par le phytoplancton du genre Dinophysis. Elles peuvent entraîner chez le consommateur des troubles digestifs d’apparition rapide, sans gravité le plus souvent ; sont analysés séparément 3 groupes de toxines lipophiles l’acide okadaïque et dinophysistoxines, les azaspiracides et les yessotoxines pour chaque groupe les seuils réglementaires sont différents.
- Les toxines amnésiantes principalement l’acide domoïque (AD) sont produites par plusieurs espèces d’un groupe de phytoplancton du genre Pseudo-nitzschia. Le syndrome dit ASP (Amnesic shellfish Poisonning) associé se traduit chez le consommateur par des troubles neurologiques de type amnésique d’apparition généralement rapide, potentiellement graves et rarement mortels.
- Les toxines paralysantes de type saxitoxine (STX) sont produites par des espèces de phytoplancton du genre Alexandrium . La saxitoxine (STX) et ses dérivés peuvent entraîner chez le consommateur des troubles neurologiques d’apparition rapide, potentiellement graves, parfois mortels ; le syndrome clinique associé est désigné par le sigle PSP (Paralytic Shellfish Poisonning).
Lien(s) : https://agriculture.gouv.fr/les-biotoxines-marines-les-toxines-lipophiles-ou-dsp
Quels sont les seuils réglementaires européens pour les toxines ?
Les phytoplanctons produisent des toxines pouvant être toxiques pour les humains.
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pour les toxines lipophiles :
- l'acide okadaïque (AO) et DTXs ,dinophysistoxines pris ensemble : 160 µg éq. AO / kg
- les azaspiracides AZAs : 160 µg éq. AZA1/ kg
- les yessotoxines YTXs : 3,75 mg éq. YTX / kg
- pour les toxines amnésiantes : 20 mg acide domoïque / kg
- pour les toxines paralysantes : 800 µg éq. STX-diHCl / kg
Les méthodes de référence décrites dans la législation de l'Union européenne pour analyser ces groupes de toxines sont toutes des méthodes chimiques qui font appel à la chromatographie liquide couplée à une détection UV, fluorescence ou spectrométrie de masse (Règlement (UE) 2019/627).
Comment sont effectués les dénombrements de phytoplancton ?
Les dénombrements phytoplanctoniques sont réalisés au microscope optique inversé, selon la méthode d'Utermöhl.
< LD signifie "inférieur à la Limite de Détection" : cette LD est généralement de 100 cellules par litre.
Lien(s) : https://archimer.ifremer.fr/doc/00609/72133/70885.pdf
Quels sont les seuils d’alerte pour les différentes espèces de phytoplancton toxiques ?
Dinophysis + Phalacroma
La seule présence de Dinophysis ou de Phalacroma suffit à déclencher ou poursuivre la recherche de toxines lipophiles dans les coquillages du secteur concerné à l'exception des zones à risque en période à risque qui sont échantillonnées pour recherche de toxines lipophiles même en l'absence de ces deux genres phytoplanctoniques dans l'eau.
Ce seuil ne s'applique pas non plus pour les gisements profonds du large dont la surveillance est réalisée directement dans les coquillages
Pseudo-nitzschia
Les seuils d'alerte Pseudo-nitzschia retenus pour déclencher ou poursuivre la recherche de toxines amnésiantes dans les coquillages du secteur concerné sont :
- 300 000 cell/L pour le groupe dit « des fines » (fines)
- 100 000 cell/L pour les autres groupes (autres)
- 50 000 cell/L lorsque P. australis est suspecté
Ces seuils ne s'appliquent pas pour les gisements profonds du large dont la surveillance est réalisée directement dans les coquillages.
Alexandrium
Les seuils d'alerte Alexandrium retenus pour déclencher ou poursuivre la recherche de toxines paralysantes dans les coquillages du secteur concerné, sont :
- 5 000 cellules par litre pour A. catenella et A.tamarense
- 10 000 cellules par litre pour toutes les autres espèces d'Alexandrium
- exception : 1 000 cellules Alexandrium spp./L pour l'étang de Thau
Ces seuils ne s'appliquent pas pour les gisements profonds du large dont la surveillance est réalisée directement dans les coquillages.
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